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La génèse? .....jusqu'aux prochaines révélations...
 

Alors que les ajacciens ne se doutent pas encore de ce qui les attend, occupés que nous sommes à faire de la planche à voile (ce que nous appelons de nos jours "FUN BOARD" , d'autres en profitent pour venir surfer en corse et sans être dérangés au peak. Il s'agit de Marseillais qui ont vite capté que les vagues partent de chez eux pour venir chez nous.

Donc ils prennent leur VW Jumbo , le bateau et arrivent en corse surfer que ce que nous ne surferons que bien plus tard.
Ilsécouvrent Agosta, les CRS, Travo... la Castagna et pendant ce temps je tire des bords sur ma TORNADO avec les Santonacci ou que je maneuvre au winch sur un Quarter-Tonner. Trés loin du surf (quoi que...)
Il y a quand même ce brésilien qui chante la bossa au SAFARI . On le voit surfer tout seul à Capo ... ça ne donne d'idée à personne... bizarre.

marseillais
  photo tirée de la revue OCEANS
Jean-Phi me fait parvenir cet article de Righezza et c'est le choc , on touche enfin du doigt ce qu'on imaginait depuis le récit de Gilles.Nous avons décidé de vous le montrer, on ne peut pas garder ça pour nous.
 
Extraits de l'article de Righezza, paru dans la revue OCEANS (juillet-août 1988)
 
L'article délicieusement solennel et très " aventuriers du Mers duSud", nous fait revivre le trip de 3 marseillais venus surfer en Corse.
Si ce n'était l'allusion au "jumbo" , on pourrait se croire au 18ème siècle.
 

"... Le dernier bulletin météo est fantastique, annonçant un renforcement des vents qui soufflent déjà force 8.
Routiers, nous partons pour la Corse ; marins, nous devenons, au contact de ces hommes, aussi soigneux pour notre confort que pour la sécurité de notre navigation.


La nuit se passe, nos pensées roulent étrangement avec le navire. Les lames hauturières sont les cousines de province des vagues côtières.

Au petit matin après un salut aux Sanguinaires, Ajaccio nous accueille nous et notre Jumbo, heureux de retrouver sous ses pneus ie contact dur et ferme de l'asphalte du quai Napoléon.
Mais pourquoi sommes-nous à Ajaccio ? Surf, surfing, évoquent plutôt les rivages des continents baignés par le Pacifique :  l'Australie, la Californie, les îles Hawaï et Tahiti, ou les rouleaux de l'océan Indien qui déferlent sur les atolls de Maurice...
"

oceans
 
un peu plus loin...
" Les condtions de surfing sont très bonnes quand l'offshore souffle au fond des golfes, par effet thermique le matin ou par "renverse d'Est".

Cette brise très légère se lève avec la lune vers le milieu de la nuit, venue de l'intérieur des montagnes, elle descend par les vallées pour souffler vers le large, lissant le plan d'eau agité par la tempête.

Le train de houle se range en lignes régulières en avançant face au vent et déferle lentement avec une grande chevelure tombant en pluie derrière la vague.

Ces conditions, parfaites pour le surf, sont très caractéristiques des golfes d'Ajaccio et surtout de Propriano où elles prennent des proportions gigantesques, parfois même dangereuses, dues à la puissance de la vague dont le déferlement est retenu par la brise offshore.
  photo tirée de la revue OCEANS
 
 



marseillais
photo tirée de la revue OCEANS photo tirée de la revue OCEANS
 
Je ne donnerai pas les noms des spots, si les surfeurs ne sont plus les mêmes, les spots sont toujours au même endroit ! c'est d'ailleurs ce qui est le plus fascinant avec les vagues : le fait d'imaginer des séries d'anthologie déroulant au même endroit , avec la même beauté et sans personne dessus mais... il y a 500 ans